Bien démarrer son week-end…

… en écoutant Kashmir… et Immigrant Song! Groovy!!!

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RÉÉDITIONS – LED ZEPPELIN DELUXE: DU MÉTAL OU DE L’AIR??

C’était peut-être le dernier super-groupe des années ‘70 dont on attendait les rééditions avec impatience, trépidation même. Led Zeppelin représente, peut-être plus qu’aucun autre groupe, la puissance (excessive) du rock , les excès (de drogues, d’alcool), la trajectoire parsemée de drames (la mort du fils de Plant) et de rumeurs fantastiques (sataniques et autres). Mais surtout, il y a ces albums où le blues le plus rude et le rock le plus dur fusionnent dans un alliage inoxydable. Qui n’a pas sa copie de Led Zep IV? Qui n’a pas essayé d’apprendre Stairway To Heaven à la guitare? Qui n’a pas senti son sang pulser avec une intensité surnaturelle en entendant les premières mesures de Immigrant Song ou de Rock’n’Roll?

Il y a eu ce spectacle événementiel de 2005 à Londres, ces rumeurs de reformation (constamment démenties par Plant et rallumées par Page). Puis, lorsqu’il fut évident que le Zeppelin ne volerait plus, il y a eu ces fuites qui disaient que Jimmy Page, le grand architecte du groupe, était plongé dans l’écoute de tout ce que le dirigeable avait enregistré dans sa flamboyante carrière et qu’il allait nous fairetripper “sérieux”. Enfin, des rééditions dignes de ce nom? On les a rêvés, ces rééditions: on a rêvé de haute résolution, on a rêvé de remixages 5.1, on a rêvé d’enregistrements live inédits et événementiels, de prises alternatives fumantes. On a rêvé d’éditions de luxe dignes des rééditions récentes de King Crimson, de Dylan, des Beatles.

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Car aujourd’hui, alors qu’on est, cinq albums plus tard, à mi-chemin du processus, force est de reconnaître que ces rééditions ne feront pas l’événement.

Aucun vidéo. Pas de mixages multi-canaux. Un seul “live”, par particulièrement édifiant, qui accompagne Led Zeppelin I. À peu près pas de titres inédits (un pour Led Zeppelin II, un pour Led Zeppelin III). Et des prises alternatives qui ressemblent à s’y méprendre aux pièces finales.

Pourquoi ces rééditions sont-elles si peu spectaculaires?

Parce que Led Zeppelin, plus qu’on ne l’aurait cru, construisait ses albums; parce que de toute évidence, Jimmy Page ne se contentait pas de composer des pièces de musique (ou de les emprunter, diront les mauvaises langues): il les imaginait dans leur forme finale: interprétation, arrangements, production, mixage.

C’est pourquoi toutes ces prises alternatives, rough mix et essais qui remplissent les disques bonus de ces éditions de luxe sont, finalement, si peu différentes des prises finales que nous connaissons par coeur. Parfois, il ne manque que la voix; parfois, une piste de piano, ou un effet psychédélique. Ce sont moins des mixages alternatifs que des nuances de mixages. Parce que de toute évidence, dans un studio, Page sait où il s’en va, et il y va directement. Pas d’essais/erreurs. Pas de: “On jette tout et on recommence.” L’homme a une vision sonore, et il sait comment la réaliser.

Jimmy Page Redux 2014

Jimmy Page Redux 2014

Alors on réécoute ces albums archi-connus, et on écoute cesnuances de mixage: et se confirme ce qu’on avait peut-être un peu oublié: Jimmy Page est le styliste suprême du hard-rock et du blues-rock. Il ne se contente pas de jouer du hard-rock: il invente un monde sonore fondant blues, hard rock, folk. C’est plus qu’un talent: c’est une vision artistique. On le comprend presque d’avoir signédes pièces qu’il avait emprunté à d’autres musiciens. Plus qu’aucun autre, il les réinvente, les magnifie. Il en fait du Led Zeppelin.

Et le son, lui?

Alors, à défaut de bonus excitants, pourquoi acheter des rééditions?

Pour le SON les amis.

C’est la troisième fois que le catalogue est édité depuis l’arrivée du numérique.

Après I, II et III, c'ets au tour de IV (Zoso) et de Houses of the Holy d'avoir droit à leur réédition.

Après I, II et III, c’ets au tour de IV (Zoso) et de Houses of the Holy d’avoir droit à leur réédition.

Il y a eu une première série, dans les années ‘80, lors de l’arrivée du CD. Cette série fut masterée par un ingénieur qui se méfiait comme de la peste du nouveau format. Même s’il n’avait pas accès aux bandes maîtresses, Barry Diament veillait à protéger le son analogue des méfaits de la nouvelle technologie numérique, et ces disques sont encore très recherchés chez les disquaires usagés. Je les ai pratiquement tous personnellement et je peux attester de leur beau son analogue et de leur cohésion sonore, qui tranche avec plusieurs rééditions numériques de l’époque.

Mais les résultats furent jugés décevants par Page lui-même qui se donne comme tâche de rendre le catalogue plus “excitant” dans une série de rééditions préparées en 1994 avec le regretté George Marino.

Ces rééditions, toujours en vente, sont typiques des années ‘90. Excitants, oui, ils le sont. Stridents aussi par moments: les guitares ont une tendance à faire fondre les plombages et à décoller les tapisseries. Et surtout, elles déplacent l’équilibre tonale du son, diminuant l’impact d’une des sections rythmiques les plus excitantes de l’histoire du rock: la basse de John Paul Jones et la batterie de John Bonham.

Qu’en est–il cette fois?

Est-ce que l’ingénieur John Davies (accompagné d’un Page omniprésent) réussit là où Marino avait plus ou moins échoué?

Tranchant ou strident?

Vinyles, fichiers haute-résolution, CD, éditions simple, Deluxe et SuperDeluxe

Vinyles, fichiers haute-résolution, CD, éditions simple, Deluxe et SuperDeluxe

Trois choses nous frappent d’emblée, à l’écoute de ces rééditions:

  • Led Zeppelin n’est pas un groupe audiophile. Il est évident que Jimmy Page a toujours privilégié l’impact sur la qualité sonore (Whole Lotta Love and When The Levee Breaks étant deux exemples parfaits). Aucun rematriçage ne changera jamais cela. Seul un remixage pourrait changer la donne et on devine que l’idée même de remixer son matériel pourrait nous valoir de l’ami de Aleister Crowley une visite en enfer. Amateurs de Steven Wilson, inutile de retenir votre souffle!
  • Ces disques ressemblent beaucoup plus, au niveau de leur EQ, aux disques de 1994 qu’à la série des Diament. La belle douceur analogue et la cohésion sonore des Diament demeurent uniques, mais…
  • … mais ces rééditions, mieux que les Diament, mieux que les Marino, nous plongent dans la richesse sonore de la production: écoutez la richesse des textures du Mellotron au début de The Rain Song sur Houses Of The Holy; ou encore les subtilités sonores du piano électrique et de la basse dans l’intro de No Quarter du même album. Ou le jeu d’appel et réponse des cordes sur The Battle of Evermore (Led Zeppelin IV). Les exemples du genre pleuvent.

Et surtout, Davies et Page ont réussi à extraire du détail des bandes sonores SANS le procédé irritant des éditions de 1994. Les guitares demeurent TRANCHANTES. Mais elles ne sont pas STRIDENTES.

L’amélioration est incontestable.

Certains remarquent, à juste titre, qu’on a sacrifié un peu de dynamique en chemin. Oui il y a de la compression dynamique. Mais vous savez quoi?

La batterie est là. La basse est là. La guitare tranche. Robert Plant chante, crie, gémit. Et vous pouvez grimper le volume sans mal de tête. Que demander de plus?

Quant aux bonus, oui c’est des altérations subtiles. Mais si vous êtes un lecteur de magazines audiophiles comme celui-ci, il y a des chances que justement, les subtilités et les nuances soient ce qui vous botte! Audiophile và!

J’écoute en ce moment le “rough” mix de Dancing Days, et vous savez quoi? Je vais le réécouter, tout de suite après. Parce que son EQ, subtilement différent, privilégiant l’impact de la batterie, me redonne envie de réécouter cette pièce dont je croyais avoir épuisé le plaisir. Impact viscéral. Idem pour Battle of Evermore qui, épuré de la voix, donne toute la place aux magnifiques lignes croisées de guitare et mandoline. Et je pourrais poursuivre avec le mix alternatif de When The Levee Breaks dont j’apprécie le côté lo-fi assumé dont la voix se détache. Et je pourrais poursuivre longtemps, au gré des découvertes…

Alors, oui j’attends la suite avec plaisir.

Au tour de Physical Graffiti!

Je salive déjà en imaginant un rough mix sans voix de In My Time Of Dying.

”Dancing Days Are Here Again”.

Les rééditions de l’automne: Dylan, Led Zep, Jimi…

Ça y est, l’automne descend en spirale sur nous pendant que les volières d’outardes se placent en formation et nous laisseront (bientôt) « dans la sloche, un transfert entre les dents » (dixit Robert Charlebois).

Lorsque nous ne les entendrons plus lancer ce mélancolique cri qui annonce l’arrivée des froids d’automne, il sera toujours temps d’écouter nos amis ailés dans des oeuvres qui les mettent en vedette, comme le célèbre Cantus Arcticus de Einojuhani Rautavaara , une oeuvre poignante et triste et scandinave s’il en est une.

Oui, je vous conseille de laisser rouler pendant que nous parlerons de rock classique! C’est une musique qui accompagne bien les discussions sur les oeuvres anciennes!

Qu’attendons-nous sur le front des rééditions, cet automne?

Je veux dire à part la suite des exhaustives et épuisantes rééditions de Bob Dylan?

Americana circa Woodstock 1967

Vous avez un petit 150$ à investir pour un disque-phare de l’Americana, circa 1967?

Car on en est aux mythiques Basement Tapes, avec Robbie Robertson et The Band, disque qui à l’origine n’en fut pas un, comme vous le savez sans doute, mais fut le bootleg le plus célèbre de l’histoire, faisant la chronique de la vie de reclus du Bob Dylan post-traumatique de la fin des années ’60, alors qu’il redécouvre la famille, la campagne, l’anonymat et l’Americana, caché à Woodstock?]

Bootleg Series Vol. XI - Bob Dylan - Basement Tapes

Bootleg Series Vol. XI – Bob Dylan – Basement Tapes

Stairway to Heaven, haute-résolution!

Mais peut-être voulez-vous une musique plus fougueuse pour votre automne. Et vous serez servis, avec bien sûr la suite des rééditions des albums classiques, indispensables, de Led Zeppelin, les 27 et/ou 28 octobre, avec le classique des classiques, l’anonyme quatrième album (aussi connu sous les noms de Zoso ou de IV), en compagnie de leur album le plus progressif  (quelle que soit la signification de cette appellation si peu contrôlée), Houses of the Holy.  Aimez-vous ces rééditions? En appréciez-vous le mastering, les bonus, les versions haute-résolution? Ragez-vous devant l’absence de bonus vraiment surprenants, vidéos en concert ou remix multi-canaux?

Zoso

Houses of the Holy

Nous reviendrons sur ces rééditions surprenantes de modestie bientôt! Et en particulier pour parler de leur sonorité.

Jimi, encore une fois

Mais les rééditions les plus surprenantes à arriver chez les disquaires en ces premiers jours de froid, ce sont certainement les rééditions de deux albums posthumes de Jimi Hendrix, Cry of Love et Rainbow Bridge.

Oui, oui, les albums effacés du catalogue il y a déjà belle lurette font un retour remarqué sur Sony Legacy, plongeant plusieurs fans dans le ravissement, mais d’autres dans une perplexité sans nom.

Y a-t-il sur la surface du globe un être dont le catalogue musical est plus complexe que Jimi Hendrix??

Pour ceux qui n’ont pas encore abusé de leurs synapses à suivre les méandres tortueux du catalogue Hendrix, je vous offre cette petite mise en contexte.

« Cry of Love »

Expérience post… experience

Vous le savez peut-être, après ses mythiques trois premiers albums, Hendrix a dissous son groupe, Experience, et s’est dissocié de son manager, celui qui l’avait amené en Angleterre et avait assuré son ascension rapide dans la stratosphère rock, Chas Chandler.

S’en est suivi une intense quête artistique car vraiment, après le double Electric Ladyland, qu’y avait-il d’autre à dire dans une veine blues-rock-psychédélique?

Il ne faut néanmoins pas croire que Hendrix se traîne les pieds. Plus actif que jamais, il multiplie les explorations, les rencontres, les projets, jamme avec Steven Stills, Al Kooper, John McLaughlin, Steve Winwood, Jack Cassady, explore l’idée de travailler avec Miles Davis et Paul McCartney, dans un des rendez-vous manqués les plus célèbres de la petite histoire du rock. Il se produit à Woodstock avec un groupe bigarré, le Gypsy Sun & Rainbows (un batteur, deux percussionnistes), puis, insatisfait du manque de progrès du groupe, évolue dans une direction plus funk avec Billy Cox et le batteur Buddy Miles et fonde le Band of Gypsies, immortalisé par un album en spectacle. Mais Buddy Miles se voit comme leader du groupe  et le groupe se dissous en plein concert! Nous sommes en janvier 1970.

Et pendant tout ce temps, Hendrix enregistre, enregistre, enregistre. Tout en bâtissant son propre studio, le Electric Lady, à New York, pour obtenir encore plus de contrôle artistique sur sa destinée.

Si vous vous demandez à quoi peut bien servir un gérant/producteur à pareil génie, le cas de Hendrix est un excellent exemple: sans personne pour lui tenir les rênes et l’obliger à construire un album cohérent, l’hyperactif Hendrix, déjà un peu dispersé sur Electric Ladyland, explore sans date de tombée, dans toutes les directions. Le mythique double-album qui doit témoigner de sa nouvelle vision artistique, First Rays of the New Rising Sun, est sans cesse remis en chantier. On s’approche de la vérité en août 1970, alors que Hendrix fait d’intenses sessions de mixage dans l’Electric Lady Studio, qu’il vient d’inaugurer. Mais son calendrier de concerts est plein et il faut payer les coûts de construction de son studio: il part en Europe en tournée, avec le Experience reformé. Il ne reviendra jamais.

« Rainbow Bridge »

Albums posthumes

N’entrons pas dans les discussions légales complexes, qui sont franchement déprimantes. Disons simplement qu’avec un album-double presque complété et une pile de factures haute comme un stack de Marshall, il était écrit dans le ciel qu’une flopée d’albums posthumes allaient voir le jour. Inconsolables, mais désireux de rendre un hommage à leur ami, son batteur Mitch Mitchell et son ingénieur de son Eddy Kramer se prêtent au jeu au début: complétant certaines sessions inachevées et achevant des mixages, le duo livre trois albums posthumes: Cry of Love, Rainbow Bridge et War Heroes, avant que Kramer, écoeuré par l’appétit vorace des labels, lance la serviette et déclare qu’on a gratté le fond du baril. Qu’à cela ne tienne: un producteur assez bien coté, transformé en fossoyeur musical, Alan Douglas, a le contrôle du catalogue et à l’aide de son sbire Bongiovi (eh oui, le père de Bon Jovi), multiplie les récupérations douteuses et sort régulièrement de nouveaux albums où ils va parfois jusqu’à ajouter des parties de guitare avec des musiciens de studio! Conspué par les puristes, Douglas ne se gêne pas pour déclarer en entrevue qu’il retire du catalogue certaines pièces que sa fille de 14 ans juge ringards, et autres provocations stupides!

Puis un jour de 1995, après une longue bataille légale, la famille de Jimi Hendrix récupère le catalogue: Experience Hendrix est né. Une de ses premières ambitions: restaurer et lancer le fameux double-album sur lequel travaillait Jimi dans ses derniers jours: First Rays of the New Rising Sun.

C’est chose faite en 1997. un album de 70 minutes voit le jour et donne une idée de la direction que désirait emprunter Hendrix.

« First Rays of the New Rising Sun »

Le seul problème, c’est que personne n’est totalement satisfait.

D’abord le son est à chier!

Ensuite, le choix des pièces et leur séquençage a soulevé plus de questions qu’il n’a apporté de réponses.

Très compressé, avec une nette prédominance pour les hautes fréquences granuleuses, First Rays est une victime typique de la « loudness war » qui atteignait son paroxysme fin des années ’90. (les albums légitimes du catalogue, réédités à la même époque, portent les mêmes stigmates) Ajoutez à cela la production très (trop) dense de Jimi, très rock FM seventies, et comprenez que cet album, qui devait sceller le débat du Hendrix post-Experience, a laissé tout le monde un peu sur sa faim. Certains allaient même regretter que Experience Hendrix ne remette pas en vente les disques posthumes d’époque, les Cry of Love et autres Rainbow Bridge. Après tout, ses fans de la première heure avaient porté le deuil en écoutant à plus soif ces versions! Ça laisse des traces!

Experience Hendrix: du bon, du très bon, de l’excellent… et des questions!

The Jimi Hendrix Experience (Purple Box)Experience Hendrix, disons-le, a réussi d’excellents coups par la suite! Ne serait-ce que pour les deux coffrets de quatre disques rassemblés avec l’aide de Kramer, The Jimi Hendrix Experience (aussi appelé The Purple Box) et West Coast Seattle Boy, deux de mes possessions les plus chères! Une plongée dans le meilleur des innombrables bandes laissées par le prolifique guitariste-chanteur-compositeur. Le Live At Winterland (quatre disques encore) a été célébré. Le label parallèle Dagger Records a fait tripper les aficionados par des rééditions de live et de jams inédits.

Mais plus récemment, on dirait que Experience Hendrix a du mal à accoucher d’une vision cohérente du catalogue. Toujours à la remorque du nouveau disque à lancer, on commence à faire des rapprochements douteux et même à emprunter quelques trucs du sac de Alan Douglas!

On ne boudera pas notre plaisir: Valleys of Neptune (2010) et People, Hell And Angels (2013) comprennent des joyaux. Mais ces collections éparses, sans vraies lignes directrices, sont de drôles de créatures, aussi judicieux soit le sequencing (et il l’est!) et tripatif le son (et il l’est aussi!). Il y a même des overdubs de Mitch Mitchell des années ’80! Et voilà que Eddy Kramer déclare (à nouveau) qu’on a atteint le fond du baril!

Et voilà qu’on ramène Cry of Love (qui est complètement inclus dans First Rays of the New Rising Sun) et Rainbow Bridge (dont plusieurs titres sont sur First Rays).

J’ai une couple de suggestions!

Hey, pourquoi pas une véritable édition Deluxe, augmentée, de First Rays of the New Rising Sun, avec un son audiophile!

Et des versions Deluxe, avec mixages monos, prises alternatives et pièces inédites des trois albums du catalogue initial, pour le moment dispersés dans une myriade de rééditions et coffrets!

Après tout, Sony Legacy (qui est partenaire avec Experience Hendrix) n’a-t-il pas fait un travail exemplaire en rééditant le catalogue d’un autre géant: Miles Davis?

Et il y a bien sûr ce mythique concert au Royal Albert Hall, empêtré dans les problèmes légaux, et les sessions acoustiques Black Gold, qui sont le Saint-Graal de tout aficionado qui se respecte

La bonne, la très bonne nouvelle, c’est que le rematriçage des deux albums a été confié à un ingénieur d’excellente réputation: Bernie Grundman. Et les premiers rapports confirment ce que tous espéraient: jamais ces deux albums n’ont mieux sonné sur CD!

Alors, Cry of Love et Rainbow Bridge, j’achète???

Well, well… juste l’idée d’entendre le mythique Hear My Train A Comin’ en son audiophile… Que voulez-vous? La chair est faible!